Forum Autisme
http://forums.autismeactus.org/

ARTICLE SUR LE PACKING DANS THE LANCET
http://forums.autismeactus.org/viewtopic.php?f=22&t=7064
Page 1 sur 2

Auteur:  catherine creton [ 24 Aoû 2007, 22:32 ]
Sujet du message:  ARTICLE SUR LE PACKING DANS THE LANCET

Article récent paru dans le Lancet sur le packing.

On regrette la frilosité des anglais quant à la condamnation du Packing, avec cette magnifique phrase "Lack of proof of efficacy is not the same as lack of efficacy" soit littéralement "le manque de preuve d'efficacité n'est pas la même chose que le manque d'efficacité".
Delion mène une expérimentation dont "ils attendent les résultats". Si ils connaissaient les biais de recrutement de Delion tel que je peut les connaitre, je pense qu'ils seraient beaucoup moins tendre dans leurs propos.
Y aura-t-il un jour quelqu'un pour dire simplement que c'est inhumain et que l'on ne fait pas ça à des enfants!!!
y'a même quelqu'un dans l'article qui assimile ça à des massages!!!

The Lancet perdrait-il en pertinence???

J'attend avec impatience l'avis d'Origami et de Mariadelmare sur cet article que je vous laisse lire.

STEPHEN
[quote]
The Lancet 2007; 370:645-646

DOI:10.1016/S0140-6736(07)61322-1
World Report

Therapy for autistic children causes outcry in France

Laura Spinney

A treatment for autistic children with psychiatric problems that has never been tested is routinely used in France. Some psychiatrists say the technique has produced therapeutic results. But critics say that it is cruel, unproven, and potentially dangerous. Laura Spinney investigates.

In France, autistic children who have psychiatric problems routinely undergo a treatment that has never been tested in a clinical trial and that many parents regard as cruel. Psychiatrists who use the technique claim that it produces positive results, but critics argue that it shows just how far France has fallen out of step with the international medical community in its understanding of the condition.

The therapy, called packing, involves wrapping a child tightly in wet sheets that have been placed in the refrigerator for up to an hour. When children are encased in this damp cocoon—with only their head left free—psychiatrically trained staff talk to them about their feelings. Typically, the treatment is repeated several times a week, and depending on the results and the severity of the child's condition, it can continue for months or even years.

The man who pioneered packing for children, Pierre Delion, is head of the child and adolescent psychiatry unit at Lille Regional University Hospital in northern France. He says that it reinforces childrens' consciousness of their bodily limits, which in some psychiatric conditions becomes fragmented. He recommends that the technique be used for three types of patient: severely autistic children who self-harm; psychotic children; and, more rarely, children with anorexia. Referring to the first category, he has written, “In our experience of packing, self-harming behaviour very often disappearsâ€

Auteur:  jjmmp [ 25 Aoû 2007, 09:59 ]
Sujet du message: 

cet article nous informe d'emblée :
- qu'il existe en France des enfants autistes avec des problèmes psychiatriques ???

Auteur:  La Chambre Bleue [ 25 Aoû 2007, 10:59 ]
Sujet du message: 

Lire l'article de D. Cohen auquel l'article anglais ci-dessus se réfère quelque peu :

http://www.erudit.org/revue/MS/2003/v19 ... 289ar.html

Il faut savoir lire entre les lignes : il y a "autisme" et "autisme" et certains professionnels jouent sur les "mots" ? Non...! Sur le "mot" - Ce mot - autisme - est un piège pour les parents car il est d'origine psychiatrique, ne l'oubliez pas ( Bleuler, 1913 ).

Tant que nous ne serons pas sortis de ce contexte, nous tomberons dans le piège !!!


Jean-Paul
http://monsite.orange.fr/lachambrebleue

Auteur:  jjmmp [ 25 Aoû 2007, 11:50 ]
Sujet du message: 

la façon de présenter celà à l'international, tout réside dans la subtilité !
Yes Jean-Paul pour la traçabilité de l'information pour le lecteur novice.

Auteur:  caméléon [ 28 Aoû 2007, 08:41 ]
Sujet du message: 

Les indications pour utiliser cette technique si contreversée diffère entre les deux Médecins:

- l'un évoque une technique corporelle complémentaire en soulignant l'aspect inconstant et partiel des progrès obtenus selon les thérapeutiques (merci la Chambre Bleue pour ce lien!).

-l'autre compare ce choix en le comparant son impact vital avec celui d'une transfusion sanguine.

Pourtant les psychothérapies à orientations psychanalytiques faites par l'INSERM en 2004 ne sont pas retenues comme efficaces dans son expertise collectives comme indiquées pour traiter l'autisme.

Mais il ya d'autres réserves, bien plus concrêtes:

la maturité neurologique de certains enfants qui ne peuvent pas traiter simultannément les informations auditives et visuelles, confrontés à des explications illustrées par une poupée par laquelle ils ne peuvent par définition, pas se représenter.

L'épuisement consécutif à des séances qui sollicitent le corps avec des chocs thermiques qui associe des risques convulsifs et cardiaques.
Je rappelle que ces enfants sont pour la plupart soumis à des traitements neuroleptiques torsadogènes.

Une immobilisation prolongée où des adultes s'imposent dans le champ de vision de l'enfant, lui parlent, dans le cadre d'une domination physique, et temporospatiale, totale.

La disproportion entre le nombre d'enfants et d'adultes "traités" et le nombre restreint de personnes en danger décrit comme vital par par exemple des automutilations.

La pratique de cette technique jusque dans des hôpitaux de jour ou des institus médico éducatifs, qui ne recoivent pas les situations "desespérées".

L'absence d'utilisation de cette technique dans les Unités pour Malades Difficiles qui accueillent justement les personnes les plus exposées à leur "autoagressivité" ou leur "hétéroagressivité" à Henri Collin, Cadillac, Monfavet, Sarguemines.

L'image du soulagement par l'arrêt des coups de marteaux résume bien la situation "de soin"...

J'ai eu un entretien avec Laura Spinney, auteure de l'article, et j'y suis cité:
Je souhaite préciser que je citais Temple Grandin comme ayant conçu, réalisé, et apliqué son appareil pour elle même, pour soulager ses problèmes sensoriels.
La récupération de son expérience pour justifier médicalement la pratique du Packing constitue à mes yeux une généralisation abusive, voir insultante à l'égard de la rigueur intellectuelle et morale de cette Femme.

Je m'interroge une fois de plus sur la marge de maneuvre des parents pour pouvoir décliner, ou refuser de tels "soins" dans un contexte présenté comme vital par un médecin.

Auteur:  La Chambre Bleue [ 28 Aoû 2007, 09:18 ]
Sujet du message: 

Bonjour Caméléon,

Vous faites partie d'une ces nombreuses familles obligées de se "taper" plus de 1200 km A-R par semaine pour la PC de son enfant en Belgique, n'est ce pas ?

JPC

Auteur:  caméléon [ 28 Aoû 2007, 10:07 ]
Sujet du message: 

Exact.

Les professionels et les parents que je rencontre en Belgique se disent choqués par la situation réservée aux autistes en France, aussi bien sur le plan "thérapeutique" que éducatif.

Par ailleurs le Médecin Anglais interviwé dit bien entendre pour la première fois parler du Packing: Je trouve cela normal de sa part de demander à voir des résultats avant de se prononcer. difficile à mon avis de deviner spontannément les limites abérantes de cette pratique.

Bien sur il n'y a pas d'étude clinique, cela permet de se passer de l'examen et l'approbation des Comités de Protection des Personnes.

Personne ne peux donc comparer l'efficacité par rapport à deux heures de piscine ou d'une autre activité quotidienne sportive adaptée.

Il y a aussi absence de comparaison possible avec des techniques de massages reconnues comme améliorant l'état des personnes atteinte d'infirmité Motrice cérébrale, connues et maitrisées par les Kinésithérapeutes, non invasives, qui elles, apportent un mieux être avec libération de sérotonine mesurée.

Une technique de communication adaptée à un enfant autiste non vocal ou non verbal lui permetra de désigner un endroit douloureux à l'âge adulte.
Cela pourra lui éviter de mourir d'une apendicite difficilement décelable par l'entourage.
Mais à chacun ses priorités concernant l'évaluation de ce qui est vital.

Voilà pourquoi je pense que l'argent public peut être bien mieux utilisé.

Auteur:  catherine creton [ 28 Aoû 2007, 10:46 ]
Sujet du message: 

Citation:
Une technique de communication adaptée à un enfant autiste non vocal ou non verbal lui permetra de désigner un endroit douloureux à l'âge adulte.
Cela pourra lui éviter de mourir d'une apendicite difficilement décelable par l'entourage.
Mais à chacun ses priorités concernant l'évaluation de ce qui est vital.

Voilà pourquoi je pense que l'argent public peut être bien mieux utilisé.



:bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo: :bravo:

Salut "Caméléon" et bisous à ton petit bonhomme ! A+ Cath

Auteur:  La Chambre Bleue [ 28 Aoû 2007, 11:12 ]
Sujet du message: 

caméléon a écrit:
Une technique de communication adaptée à un enfant autiste non vocal ou non verbal lui permetra de désigner un endroit douloureux à l'âge adulte.
Cela pourra lui éviter de mourir d'une apendicite difficilement décelable par l'entourage.
Mais à chacun ses priorités concernant l'évaluation de ce qui est vital.

Voilà pourquoi je pense que l'argent public peut être bien mieux utilisé.


Voila un argument incontournable déjà utilisé par mon épouse lors des journées de l'autisme de Grenoble en 1995 ou 1996 et qui avait valu une réponse alambiquée de la part d'un psychanalyste du genre ( de mémoire ) :
"La douleur entraine un ressentiment caché de la part de l'enfant autiste ou psychotique et c'est d'abord contre ce ressentiment qu'il faut en priorité lutter"
C'était une phrase d'une nullité et d'une médiocrité ( et d'une dangerosité ) à faire peur mais l'argument avait fait mouche devant un parterre de pseudo-étudiants préts à écouter n'importe quel délire !!

Jean-Paul
http://monsite.orange.fr/lachambrebleue

Auteur:  caméléon [ 28 Aoû 2007, 11:30 ]
Sujet du message: 

Oui,

Le discours psychanalytique que vous citez sur la conduite à tenir face à une douleur, expliquée par une tentative des origines "psychiques" de la douleur, c'est à dire psychogéniques, est déjà en contradiction avec l'avis N°42 du comité Consultatif national d'ethique publié en 1996. L'auteur évite plusieurs réalités physiologiques, dont les perceptions sensorielles atypiques décrites par de nombreuses personnes atteintes d'autisme, et présentes dans la litérature internationale.

Page 1 sur 2 Heures au format UTC + 1 heure [ Heure d’été ]
Powered by phpBB © 2000, 2002, 2005, 2007 phpBB Group
http://www.phpbb.com/